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Washington envisage de nouvelles restrictions de visa : 22 pays africains dans le viseur

Un projet controversé pour renforcer la sécurité



L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, prépare un ensemble de nouvelles restrictions d’entrée aux États-Unis qui pourraient affecter les ressortissants de 43 pays à travers le monde. Parmi ces pays, 22 sont situés en Afrique, une situation qui suscite de nombreuses préoccupations sur le continent.

Selon une enquête du New York Times, ces mesures viseraient à renforcer la sécurité aux frontières en imposant des critères plus stricts pour l’obtention d’un visa américain. Cependant, plusieurs experts et responsables africains dénoncent une politique discriminatoire qui pourrait pénaliser des millions de voyageurs et compliquer les relations diplomatiques entre les États-Unis et les pays concernés.

Trois niveaux de restrictions : une menace pour la mobilité africaine



La liste préparée par Washington classerait les pays en trois catégories distinctes, en fonction du niveau de risque perçu :

Interdiction totale d’entrée : Certains pays, comme la Libye et le Soudan, seraient placés dans la catégorie la plus stricte (marquée en rouge). Leurs ressortissants se verraient refuser toute entrée sur le territoire américain, sauf exceptions extrêmement rares.

⚠️ Restrictions sévères sur les visas : L’Érythrée, la Sierra Leone et le Soudan du Sud seraient placés en catégorie "orange". Dans ces pays, la grande majorité des citoyens ne pourraient pas obtenir de visa, bien que des exceptions puissent être accordées sous certaines conditions.

🔎 Mise en conformité sous 60 jours : Enfin, une troisième catégorie (la plus souple) concernerait 16 pays africains, dont le Burkina Faso, la République du Congo, la RDC, le Bénin, le Tchad et le Mali. Ces nations auraient un délai de 60 jours pour répondre aux exigences américaines en matière de sécurité et de partage d’informations sur les voyageurs. Si elles ne se conforment pas aux nouvelles directives, des sanctions plus strictes pourraient être appliquées.

Des répercussions économiques et diplomatiques

Ces nouvelles mesures pourraient impacter gravement les échanges entre les États-Unis et l’Afrique. De nombreux Africains, qu’il s’agisse d’étudiants, d’hommes d’affaires ou de touristes, risquent de voir leurs projets compromis. En outre, ces restrictions pourraient renforcer un sentiment d’exclusion et détériorer les relations diplomatiques entre Washington et les pays concernés.



Pour certains observateurs, cette politique s’inscrit dans une logique protectionniste qui pourrait nuire aux intérêts économiques américains à long terme. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour demander un dialogue entre les États-Unis et les États africains afin d’éviter une crise diplomatique.

 
 
 

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