Liberté de la presse : le Cameroun glisse dans le classement mondial
- wilfriedfrancky
- 5 mai 2025
- 2 min de lecture
Un classement mondial qui en dit long

Le Cameroun recule d’un cran dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF). En 2025, le pays occupe désormais la 131e place sur 180, alors qu’il était classé 130e en 2024. Un recul symbolique, mais révélateur d’une situation qui ne cesse de se dégrader.
Un paysage médiatique riche, mais fragile
Avec plus de 600 journaux, 200 stations de radio et 60 chaînes de télévision, le Cameroun dispose, en apparence, d’un paysage médiatique dynamique. Pourtant, cette diversité ne garantit en rien la sécurité ni la liberté des journalistes. Selon RSF, "le Cameroun reste l’un des pays les plus dangereux d’Afrique pour les professionnels de l’information".
Un climat hostile pour les journalistes

Les journalistes camerounais exercent dans un environnement hautement précaire et risqué. Le cas emblématique de Martinez Zogo, journaliste enlevé et assassiné début 2023, reste dans toutes les mémoires. Mais il ne s’agit pas d’un fait isolé.
À ce drame s’ajoutent :
des meurtres non élucidés de journalistes,
des détentions arbitraires,
une surveillance étatique permanente,
des menaces physiques,
et un harcèlement judiciaire régulier.
Une liberté sous pression constante
Le climat sécuritaire, conjugué à l'absence de garanties juridiques solides, fait peser une épée de Damoclès sur la tête des professionnels des médias. L'autocensure devient la règle, et les sujets sensibles, notamment ceux liés à la corruption ou aux droits humains, sont souvent évités pour des raisons de survie.
Une urgence démocratique
Alors que le monde célèbre la Journée internationale de la liberté de la presse, ce nouveau classement devrait interpeller les autorités camerounaises sur la nécessité de protéger les journalistes, renforcer l'indépendance des médias et garantir l’accès à une information libre et plurielle. La liberté de la presse n’est pas un luxe : c’est un pilier de toute démocratie véritable.










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