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Cosmétiques au romarin

Les enseignants annoncent une nouvelle ce jour

Un troisième trimestre qui commence sous tension



Au Cameroun, la rentrée du troisième trimestre scolaire, prévue pour ce mardi 22 avril, s’annonce particulièrement agitée. Les établissements du primaire et du secondaire risquent de rester vides alors que les syndicats d’enseignants appellent à une grève générale sur toute l’étendue du territoire. Une fois de plus, l’école camerounaise entre dans une zone de turbulence.

Une colère qui monte depuis des mois

Dans un communiqué publié récemment, plusieurs syndicats de l’éducation ont exprimé leur ras-le-bol face à l’inaction persistante du gouvernement. Ils dénoncent le non-respect des engagements pris depuis plusieurs années, notamment ceux liés à l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Selon eux, les promesses ne se traduisent jamais en actes concrets, malgré les nombreuses négociations entreprises.

Des revendications claires et urgentes

Parmi les principales revendications figurent l’application immédiate du statut spécial des enseignants, l’organisation sans délai d’un Forum national sur l’éducation, ainsi que la régularisation des avancements, primes et autres droits professionnels encore en souffrance. Ces demandes sont loin d’être nouvelles : elles reviennent systématiquement dans les revendications syndicales depuis plusieurs années, sans véritable réponse de l’État.

Une menace sérieuse : l’école morte

Face à l’absence de mesures concrètes, les syndicats menacent d’entrer dans une phase de grève illimitée sous le mot d’ordre « École morte ». Ce mouvement pourrait fortement perturber les apprentissages en cette période décisive de l’année scolaire. Certains observateurs y voient un écho direct au vaste mouvement de grève de 2022, qui avait paralysé de nombreuses écoles pendant plusieurs semaines.

Un appel à la responsabilité du gouvernement

Les enseignants, à travers leurs représentants syndicaux, interpellent une nouvelle fois le Premier ministre Joseph Dion Ngute, à qui un préavis de grève a été officiellement adressé. Ils réclament un dialogue sincère et la mise en œuvre immédiate des solutions concrètes pour éviter une nouvelle crise éducative dans le pays. En attendant, c’est toute la communauté éducative qui retient son souffle à la veille de cette journée décisive.

 
 
 

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