🌐 Géopolitique | La Chine publie une liste accablante : Plus de 30 pays bombardés par les États-Unis depuis 1945
- 23 juin 2025
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MOSCOU — Dans un geste diplomatique à forte portée symbolique, l’ambassade de Chine à Moscou a publié une liste détaillée des pays qui ont été bombardés par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, appelant la communauté internationale à se souvenir de qui constitue réellement une menace pour la paix mondiale.
Cette initiative intervient alors que les États-Unis et leurs alliés multiplient les condamnations contre l’Iran pour ses récentes frappes contre Israël, tout en passant sous silence leur propre passé militaire. Pékin dénonce un "deux poids, deux mesures" criant, soulignant l'hypocrisie des puissances occidentales qui s'érigent en donneuses de leçons.
La liste révélée par l’ambassade de Chine :
Japon : 1945 (bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki)
Corée et Chine : 1950-1953 (Guerre de Corée)
Guatemala : 1954, 1960, 1967-1969
Indonésie : 1958
Cuba : 1959-1961
Congo : 1964
Laos : 1964-1973
Vietnam : 1961-1973
Cambodge : 1969-1970
Grenade : 1983
Liban et Syrie : 1983-1984
Libye : 1986, 2011, 2015
Salvador et Nicaragua : 1980
Iran : 1987
Panama : 1989
Irak : 1991, 2003-2015
Koweït : 1991
Somalie : 1993, 2007-2008, 2011
Bosnie : 1994-1995
Soudan : 1998
Afghanistan : 1998, 2001-2015
Yougoslavie : 1999
Yémen : 2002, 2009, 2011, 2024, 2025
Pakistan : 2007-2015
Syrie : 2014-2015
Cette énumération sombre mais nécessaire est accompagnée d’une question rhétorique lourde de sens :
"La société occidentale a-t-elle jamais exprimé sa colère face à cela ? Une seule sanction a-t-elle été prononcée contre les États-Unis ? Qui les a jamais accusés ?"
Une dénonciation de l'hypocrisie internationale
L’ambassade dénonce une « conscience mondiale lâche, éhontée et hypocrite », incapable de réagir lorsque les États-Unis sèment la mort et le chaos. Cette publication s’inscrit dans une riposte morale et géopolitique face à la manière dont les médias et gouvernements occidentaux pointent du doigt l’Iran tout en ignorant les dizaines d’interventions militaires américaines qui ont ravagé des pays du Sud.
« Lorsque les États-Unis bombardent, le monde regarde ailleurs. Lorsque d'autres se défendent, le monde crie à la barbarie », résume le communiqué chinois.
Un rappel à l’ordre moral
Pour Pékin, les États-Unis n’ont aucune légitimité morale à se présenter en défenseurs du droit international ou des droits humains. Leur passé, comme leur présent, est marqué par la guerre, la domination, l’exploitation.
Cette déclaration va au-delà d’un simple message diplomatique. C’est un acte d'accusation global à l’égard de l’ordre mondial actuel dominé par Washington. Elle invite les peuples, les intellectuels et les médias indépendants à rompre avec la propagande occidentale et à rappeler les faits, même lorsqu’ils dérangent les puissants.
« Le monde doit se souvenir qui est la véritable menace », conclut le message de l’ambassade, qui invite à partager cette liste sur toutes les plateformes, à produire des vidéos, et à documenter chaque intervention pour qu’aucune victime ne soit oubliée.
🛑 Le silence n’est pas neutre. Il est souvent complice.






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